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vendredi 20 février 2015

"Le dernier oracle" James Rollins


Auteur : James Rollins
Maison d'éditions : Pocket
Nombre de pages : 542
Prix : 8,10€

Résumé :
Un homme hirsute s'écroule dans les bras de Gray Pierce : c'est Archibald Polk, professeur de neurologie au MIT et membre des Jason, un groupe de prix Nobel conseillant l'armée américaine. Abattu en plein centre de Washington, le savant devait certainement représenter une menace. La pièce grecque qu'il confie au militaire avant de mourir est le seul message qu'il parvient à transmettre. Le premier morceau d'un puzzle qui va mener Pierce jusqu'aux terrifiantes expérimentations de savants russes sur des enfants. Mais quel rapport avec le temple de Delphes frappé sur le revers de la monnaie ?

Un thriller palpitant


               C'est le troisième roman de James Rollins que je lis et l'enthousiasme est toujours autant au rendez-vous.
 
               En 398, une légion romaine prend d'assaut le temple de Delphes afin d'anéantir les derniers vestiges de l'ancienne religion. A l'intérieur, la Pythie et une enfant qui annonce une bien sombre prophétie font trembler l'empereur. La Pythie est tuée mais le centurion ne retrouve pas la jeune fille. En 1959 dans les Carpates, des soldats russes cherchent les enfants d'une tribu tsigane afin de poursuivre les expériences d'un savant nazi d'Auschwitz-Birkenau. De nos jours, un SDF est abattu sous les yeux du commandant Gray Pierce. Avant de mourir, le malheureux donne à Gray une pièce frappée d'un temple grec et de la lettre E. Cet homme se révèle être un neurologiste du MIT, ami de Painter Crow, directeur de la Sigma Force et supérieur du commandant Pierce.
 
               Des Carpates à Washington, du Pendjab à l'Oural en passant par Tchernobyl, on fait le tour du monde avec les équipes de la Sigma Force qui tentent d'empêcher la mise en œuvre d'un plan machiavélique destiné à bouleverser l'ordre mondial et faire renaître l'empire soviétique. Et ça devient réellement compliqué quand le patron d'une agence de sécurité américaine, Mapplethorpe, leur met de sacrer bâton dans les roues. Les événements s'enchaînent à un rythme infernal, si bien qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer.
 
               Avec ce roman, on plonge dans l'horreur des expérimentations sur cobayes humains en Russie mais aussi aux Etats-Unis. D'autant plus que dans ce cas il s'agit d'enfants autistes. On pénètre en profondeur dans le passé occulte de l'URSS. L'intrigue nous emmène notamment dans certains des lieux les plus pollués de la planète.
 
               Je reste sidéré par la manière dont James Rollins relie étroitement les mythes avec les faits scientifiques avérés. On pourrait presque en venir à penser que tout ce que l'auteur raconte serait vraiment possible.
 
               Comme dans chacun de ses romans, James Rollins démêle le vrai du faux en annexe. Dans ce livre, il évoque notamment l'Oracle de Delphes, les Jason, le passé indien des Gitans, l'héritage radioactif de la Russie et l'autisme.
 
               J'aime toujours autant les thrillers écrits par James Rollins et il est certain que je ne m'arrêterais pas là. Je vous conseille vivement de tenter cet auteur.

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samedi 3 janvier 2015

"La colonie du diable" James Rollins


Auteur : James Rollins
Maison d'éditions : Pocket
Nombre de pages : 648
Prix : 8,40€
 
Résumé :
Au cœur des Rocheuses, des centaines de corps momifiés et d'étranges reliques sont découverts. Toutes les télévisions se rendent alors sur le site, et quand survient une terrible explosion, le monde entier assiste à la mort en direct d'une anthropologue. Tout semble accuser des Indiens radicaux, et, parmi eux, une jeune fille qui a fui en emportant un indice primordial pour l'enquête. Traquée, elle appelle à l'aide son oncle Painter Crowe, directeur de l'unité spéciale Sigma Force. Des sommets volcaniques d'Islande aux déserts américains, le groupe va devoir tenter de déjouer une conspiration qui manipule l'histoire des Etats-Unis depuis ses origines...
 
Un splendide thriller

               C'est le deuxième roman de James Rollins que je lis et je peux dire que je suis sous le charme. La colonie du diable ne fait que confirmer mon intérêt pour cet auteur.
 
               En 1779, dans le Kentucky, un groupe d'Américains accompagnés d'un Français découvre le crâne d'un mastodonte dont l'intérieur est recouvert d'or. Ils sont attaqués par des hommes déguisés en Amérindiens. De nos jours, dans l'Utah, Charlie, un descendant des Utes, et un de ses amis, Trent, découvrent une grotte sacrée pour les indigènes. Ils y trouvent des cadavres qui ne sont pas Amérindiens. Au moment de quitter la grotte, Charlie est assassiné ; Trent s'enfuit et donne l'alerte. Policiers, fédéraux, journalistes, scientifiques et organismes de protection des cultures amérindiennes se précipitent sur le site. La bombe qu'une jeune Navajo, Kai, a amenée explose devant la presse tuant une anthropologue et déclenchant un étrange phénomène, peut-être même une malédiction. Kai est alors traquée. Elle joint son oncle, le directeur de la Sigma Force, pour qu'il lui vienne en aide.
 
               Charlie et Trent, en se rendant dans la caverne, ont provoqué une série d'événements conduisant au pire cataclysme possible et à la destruction de toute vie sur Terre. Autrement dit, l'action et les rebondissements rythment l'ouvrage du début à la fin.
 
               J'ai beaucoup apprécié l'inscription de la date et de l'heure au début de chaque chapitre. On sait ainsi précisément à quel moment se déroule chacune des scènes. Les décors sont très bien décrits. Et quels décors ! Les Rocheuses, le Yellowstone, l'Islande, des paysages à couper le souffle qu'on n'a aucun mal à s'imaginer.
 
               Les livres de James Rollins me rappellent un peu ceux de Dan Brown, surtout pour les côtés grand complot et scientifique. Toutefois, là où chez Dan Brown la religion est très présente, chez James Rollins elle est complètement absente (ou presque). Par contre, l'Histoire avec un grand H y est primordiale. Dans ce cas, c'est l'origine même des Etats-Unis qui remonte à la surface et en particulier les liens étroits entre les Amérindiens (Iroquois) et les pères fondateurs de la nation américaine. J'adore également le côté surnaturel, l'ambiance mystérieuse, qui règne dans l'intrigue.
 
               Enfin, j'ai énormément aimé l'aparté à la fin qui démêle le réel de la pure fiction sur le Mormonisme, sur les conditions de la création de la constitution américaine ou sur les différents lieux évoqués dans ce livre.
 
               En conclusion, je trouve que ce roman est un excellent thriller. Je vous le recommande vivement.

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